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	<title>Mobiliz&#38;Vous</title>
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	<description>Eco-construction - Performance énergétique - Habitat durable</description>
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		<title>Après Fukushima, quel choix énergétique pour la France ?</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 18:48:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[ICEB]]></category>
		<category><![CDATA[publication]]></category>

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		<description><![CDATA[Les membres de l’ICEB (Institut pour la Conception  Environnementale du Bâti) regroupant une cinquantaine de bureaux d’études et d’architectes ont décidé de diffuser et de s’engager sur le manifeste suivant.
Le nouveau désastre nucléaire majeur en cours au Japon, a conduit certains gouvernements à reconsidérer la portée de leur engagement vis à vis du nucléaire. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong>Les membres<strong> </strong>de l’ICEB (Institut pour la Conception  Environnementale du Bâti) regroupant une cinquantaine de bureaux d’études et d’architectes ont décidé de diffuser et de s’engager sur le manifeste suivant.</p>
<p>Le nouveau désastre nucléaire majeur en cours au Japon, a conduit certains gouvernements à reconsidérer la portée de leur engagement vis à vis du nucléaire. A contrario, l’exécutif français a immédiatement réagi de la manière suivante :</p>
<p>- Poursuite du programme nucléaire français</p>
<p>- Affirmation de &#8220;l&#8217;excellence technique, la rigueur, l&#8217;indépendance et la transparence de notre dispositif de sûreté reconnus mondialement&#8221;.<span id="more-630"></span></p>
<p>Sur le terrain, les membres de l’ICEB ont la responsabilité de concevoir des bâtiments sobres et de proposer des choix énergétiques adaptés aux enjeux de la planète. Ils ont donc toute légitimité pour affirmer qu’il est possible de sortir du nucléaire sans pour autant augmenter les émissions de gaz à effet de serre. Nous faisons tous les jours l’expérience que :</p>
<p>1.      Dès aujourd’hui, il est possible de concevoir des bâtiments énergétiquement très sobres, au-delà même des exigences réglementaires de la RT 2012.</p>
<p>2.      Une profonde remise à plat des modes de vivre et d’habiter, des standards de confort et de construction est possible, elle ne ramène pas à l’âge des cavernes et à la bougie, mais induit des économies d’énergie conséquentes.</p>
<p>3.      Les énergies renouvelables, jusque là, largement sous-utilisées dans les projets de construction et de réhabilitation des bâtiments, peuvent être largement développées.</p>
<p>Réduction des besoins énergétiques, remise à plat des standards et recours quasi systématique aux énergies renouvelables, constituent une alternative au choix nucléaire de la France. Nous demandons l’engagement immédiat dans une politique volontariste de sortie du nucléaire.</p>
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		<title>Interview d&#8217;André Pouget -Militant de la non énergie</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 13:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[ICEB]]></category>
		<category><![CDATA[architecte]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[personnalité]]></category>
		<category><![CDATA[veilles]]></category>

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		<description><![CDATA[
Comment  fais      tu pour gérer  tes multiples      activités ; ta société, les commissions sur la RT 2012, ton implication      dans différentes associations et groupes de travail, les formations ?&#8230;

Je prends du plaisir à pratiquer mon métier, à partir de là, cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ol>
<li>Comment  fais      tu pour gérer  tes multiples      activités ; ta société, les commissions sur la RT 2012, ton implication      dans différentes associations et groupes de travail, les formations ?&#8230;</li>
</ol>
<p><em>Je prends du plaisir à pratiquer mon métier, à partir de là, cela simplifie et donne de l’énergie pour  gérer des emplois du temps chargés. Nécessaire mais pas suffisant, je suis entouré d’une équipe efficace, je délègue au mieux auprès de mes collaborateurs &#8211; troubadours de la non énergie &#8211; très motivés eux-aussi. Ensuite, comme d’autres, je consacre beaucoup de temps professionnel, sans honte ni fierté, à m’activer entre autres sur les tâches que tu as énumérées. <span id="more-624"></span></em></p>
<p>2.      Dans ton métier qu’est ce qui te passionne le plus; la modélisation, la conception de solutions innovantes, le suivi du chantier, le suivi d’exploitation, les enjeux environnementaux, …. ?</p>
<p><em>Depuis près de trente années, je n’ai fait qu’écouter pour mieux comprendre et mieux convaincre ensuite, qu’observer pour concevoir et prescrire performant. Il m’est difficile de dire ce qui me passionne le plus, du développement de produits nouveaux à la réception des chantiers, en passant par les interventions ça et là, cela relève pratiquement du militantisme… </em></p>
<p>3.      Est-ce qu’il existe une spécificité dans les projets issus de chez POUGET <em>Consultants</em>, est ce que le concept de la « non-énergie » est toujours en application ?</p>
<p><em>Notre terrain de prédilection se situe effectivement autour de la « non-énergie ». Plus qu’un concept, nous essayons d’agir au quotidien sur nos chantiers ; faire sortir de terre des bâtiments capables de tenir les objectifs du Facteur 4. Pour sûr qu’on ne lâche rien sur ce terrain, dans la construction neuve comme pour la rénovation énergétique, nous sommes omniprésents pour vendre de la non énergie durable ! </em></p>
<p>4.      Quel est ton avis sur la mise en application de la RT 2012 ?</p>
<p><em>Ravi par les objectifs visés de ce nouveau règlement, surtout sur trois points essentiels :</em></p>
<p>-          <strong><em>Niveau d’exigences</em></strong><em> : 50 kWhep.m².an (certes modulés…) c&#8217;est-à-dire environ 2 à 3 fois plus performant que la précédente réglementation, dans l’histoire récente de la construction neuve, il existe 2 dates importantes, 1974, date à la quelle on a commencé à isoler les constructions neuves et 2012, date à la quelle on s’apprête à construire performant durable (entre 1974 et 2012, différentes étapes d’ « ajustements »)</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>-          <strong><em>Besoins bioclimatiques B Bio </em></strong><em>: voici enfin l’officialisation de la nécessaire bonne conception. De l’indispensable prise en compte de la dimension énergétique dès la conception du projet, avant le permis de construire déposé. Voilà une information essentielle sur le mode de travail des équipes de maîtres d’œuvre, notamment architectes, économistes et thermiciens ! Il reste à vérifier que les niveaux exigés B Bio Max sont bien compatibles à la bonne conception visée, à suivre…</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>-          <strong><em>Construire autrement</em></strong><em> : un chiffre « anodin » (article19 de l’arrêté) impose le traitement du pont thermique en façade, depuis 1974, on fabrique des ponts thermiques, depuis la même date, il est annoncé (en tribunes…) qu’il est très important de traiter les ponts thermiques, la RT2012 exige le bon sens, enfin !</em></p>
<p><em>Reste maintenant à appliquer et bien appliquer ce nouveau règlement, étape vers les futurs bâtiments à énergie positive.</em></p>
<p>5.        Ton avis sur l’ICEB ; est que tes valeurs correspondent avec celles de l’association ?</p>
<p><em>En plus de l’ICEB, POUGET Consultants est impliqué dans d’autres associations professionnelles. J’ai plaisir à retrouver le groupe, j’y apprends aussi, l’ICEB est une mosaïque de sympathiques troubadours de l’environnement, nos valeurs s’y retrouvent bien.</em></p>
<p>6.        Quel serait ton projet idéal?</p>
<p><em>Un projet BBC comme Bâtiment Bien Conçu où il fait bon vivre, « …avec presque pas de murs et des tas de fenêtres et il fera bon y être… » (Merci à Jacques BREL)</em></p>
<p>7.        Quels conseils donnerais-tu as à un maître d&#8217;ouvrage qui souhaite réaliser un bâtiment conforme aux principes de la démarche environnementale ?</p>
<p><em>Un maître d’ouvrage doit être exigeant et précis dans sa demande, ainsi il aidera à bien concevoir. Cela va s’en dire, il faut qu’il donne les moyens à ces maîtres d’œuvres pour investir sur la bonne conception, passage obligé pour la performance et le confort durables. Avec ses maîtres d’œuvre, il est nécessaire de jouer la carte de la simplicité de la non énergie en priorité, relever le chalenge de la préservation de l’environnement dans le bons sens…</em></p>
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		<title>Interview de Fréderic Frusta gérant du BET OASIIS</title>
		<link>http://www.etvous.net/publication/iceb/interview-de-frederic-frusta-gerant-du-bet-oasiis/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Dec 2010 15:41:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[ICEB]]></category>
		<category><![CDATA[personnalité]]></category>

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		<description><![CDATA[1.      Quelle est l’origine de votre activité ? (historique, sensibilité environnementale, opportunité de rencontre,….)
J’ai créé OASIIS en 1990 afin de tisser modestement une passerelle entre le milieu de la recherche et la profession du bâtiment. J’étais précédemment  ingénieur thermicien au COSTIC (centre d&#8217;études et de formation pour le génie climatique et l&#8217;équipement technique du bâtiment),  spécialisé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>1.      Quelle est l’origine de votre activité ? (historique, sensibilité environnementale, opportunité de rencontre,….)</p>
<p>J’ai créé OASIIS en 1990 afin de tisser modestement une passerelle entre le milieu de la recherche et la profession du bâtiment. J’étais précédemment  ingénieur thermicien au COSTIC (centre d&#8217;études et de formation pour le génie climatique et l&#8217;équipement technique du bâtiment),  spécialisé sur les sujets de la maîtrise de l’énergie dans les bâtiments existants.<span id="more-621"></span></p>
<p>OASIIS est ainsi devenue la première société française à faire de la simulation thermique dynamique une activité professionnelle à part entière. L’ensemble de nos études reposaient alors essentiellement sur l’utilisation de cette technique de calculs.</p>
<p>Dès 1993, j’ai compris que le seul point de vue thermique et énergétique restait insuffisant pour appréhender l’ensemble des enjeux de qualité d’usage, qualité de vie et plus généralement qualité environnementale qui se présentaient à l’échelle du bâtiment.</p>
<p>Nous avons travaillé aux cotés de l’ADEME sur la mise au point de sa propre philosophie environnementale, notamment au travers de plusieurs opérations expérimentales (école à Rennes, Centre météorologique Départemental de Brest, siège de la DIREN PACA,…).  Opérations sur lesquelles nous avons mené des missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage afin d’étalonner la démarche Haute  Qualité Environnementale qui voyait progressivement le jour. Nous étions ainsi engagés dans un élargissement de nos compétences à l’ensemble des thématiques véhiculées par la  démarche HQE, tout en conservant une forte connotation d’expertise thermique et énergétique.</p>
<p>2.      Comment définissez vous la spécificité de votre entreprise?</p>
<p>Notre particularité vient de notre origine : la modélisation. Nous nous nourrissons du calcul complexe qui représente notre cœur de métier historique, basé sur le souci de la représentativité des calculs, notamment au travers de l’approche en 3D et du régime dynamique par opposition aux calculs statiques couramment usités dans nos professions.</p>
<p>Cette spécificité dans le domaine de la thermique du bâtiment, assise sur une expérience sans équivalent en France à l’heure actuelle, a été étendue progressivement aux autres disciplines : aéraulique au travers des outils de CFD, éclairage naturel et artificiel en 3D, acoustique 3D, gestion des eaux pluviales en dynamique,…</p>
<p>Elle nous a demandé la création d’un centre d’études et de calculs (le CEC), basé à Aubagne qui regroupe près de 20 ingénieurs spécialisés dans ces divers calculs complexes.</p>
<p>Une autre spécificité est plus philosophique : modéliser, simuler, c’est prévoir. Mais mesurer, contrôler, c’est constater la réalité ! La confrontation entre ces deux approches, ainsi que la capitalisation et l’enrichissement que nous avons tiré des réussites et des échecs observés, constituent aujourd’hui notre savoir faire.</p>
<p>Ainsi, nous sommes à la fois sans concession par rapport à notre propre travail de modélisation, qui demande une grande rigueur et beaucoup de recul pour trouver justesse et pertinence, et très humbles vis-à-vis des résultats annoncés, tant ils sont fragiles vis-à-vis de la réelle utilisation des bâtiments.</p>
<p>3.      Quels est la place et votre rôle dans les réseaux du sud-est (Résobat, BDM, …)?</p>
<p>OASIIS a adhéré à ENVIROBAT, membre de RESOBAT, en 2009. Elle n’y joue pour l’instant aucun rôle d’animation, mais reste un interlocuteur attentif.</p>
<p>Bien que solidement ancrée en méditerranée (le siège est à Aubagne (13400)), OASIIS n’est pas adhérent de BDM, que nos considérons comme une bonne initiative, à l’attention des professionnels et des maîtres d’ouvrages néophytes.</p>
<p>Nous sommes cependant amenés à conduire des projets selon le référentiel BDM, sous l’impulsion de certains de nos maîtres d ‘ouvrage.</p>
<p>4.      Comment percevez vous l’ICEB : qu’est que l’association vous apporte (vos attentes,…) ?</p>
<p>L’ICEB reste historiquement le pilier de l’évolution positive de la démarche HQE, basée sur le savoir-faire de vrais professionnels, acteurs du bâtiment, souvent militants pour une qualité environnementale dénuée de l’influence des lobbys de tous bords. Son retrait volontaire de l’association HQE, avec laquelle je suis personnellement en désaccord a un peu marginalisé ces deux dernières années l’ICEB, l’amputant de son rôle de « poil à gratter » et l’obligeant à retrouver audience et légitimité.</p>
<p>Elle reste cependant un formidable lieu d’échanges et de confrontations, où de débats animés et désaccords fréquents naissent de vrais consensus et équilibres bénéfiques à tous.</p>
<p>J’en attends cependant plus de représentativité auprès des institutions influentes dans le domaine qui nous concerne. Mais pour cela, il faudra mobiliser beaucoup plus de membres et s’éloigner un peu d’un parisianisme à la fois nécessaire et sclérosant.</p>
<p>5.      En quoi vous reconnaissez vous dans les valeurs qui animent les membres de l’Iceb?</p>
<p>J’ai le sentiment que la grande majorité des membres est animée d’une vraie conviction environnementale, qui dépasse les simples intérêts personnels et professionnels. Nous œuvrons d’abord  pour la planète, pas pour nous même, même si la réalité économique nous éloigne nécessairement de la philanthropie.</p>
<p>La libre expression et le temps de parole accordés à tous rejoint également mes propres modes de fonctionnement.</p>
<p>6.      Au travers de vos différents bureaux en région estimez vous que les approches projets sont différentes ?</p>
<p>Sur le fond non, sur la forme peut-être. Plusieurs régions ont développé depuis quelques années leur propre approche, leur propre référentiel, en déclinant, regroupant, associant différemment les thèmes environnementaux et cibles visées. Cela ne m’apparait pas très sérieux ni très efficace et relève plus d’un besoin d’identification régionale et d’un refus du dictat parisien que de réelles spécificités climatiques ou culturelles locales.</p>
<p>On y retrouve in fine les mêmes préoccupations et sensiblement les mêmes niveaux d’exigences quand ils existent. Certains d’ailleurs s’en affranchissent, misant sur les vertus de la démarche plutôt que celles du résultat. C’est une façon de procéder que je réprouve. L’état de la planète ne se satisfera pas de simples initiatives, aussi louables soient-elles, mais bien d’actions concrètes et mesurables.</p>
<p>Le refus de la certification joue aussi un grand rôle dans cette débauche de référentiels parallèles. Certains acteurs locaux ont su cristalliser les convictions partisanes contre une méthode certes imparfaite et critiquable, mais dont je constate néanmoins l’efficacité, quant à sa capacité à fédérer les acteurs d’un projet autour d’un objectif commun : le certificat. A nous, membres de l’ICEB, porteurs de valeurs environnementales sincères, de faire en sorte que ce certificat soit le reflet de performances réelles et non dénuées de sens.</p>
<p>7. L’ICEB a répondu récemment à un appel à projet pour soutenir la compétitivité des entreprises qu’en pensez vous ? (les points d’évolution, les réseaux, l’international,…)</p>
<p>Il est toujours intéressant de se préoccuper de compétitivité et de se tourner vers l’international, mais je pense que le souci premier devrait être celui de la représentativité des membres et des valeurs de l’ICEB au plan national, c&#8217;est-à-dire sur la France toute entière, qui me semble aujourd’hui bien insuffisante.</p>
<p>Le développement dans les régions devrait être une  priorité, afin de constituer une réelle force nationale, trouvant ainsi sa légitimité. Mais j’ai conscience que la chose n’est pas facile et nous devons faire avec nos moyens. Cependant, adhérer à RESOBAT, comme cela semble évoqué, ne m’apparait pas une solution efficace. Cela nous précipiterait dans un anonymat dont nous aurions peine à sortir.</p>
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		<title>RT 2012 Evolution ou révolution?</title>
		<link>http://www.etvous.net/publication/rt-2012-evolution-ou-revolution/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 09:16:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[bâtiments publics]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[publication]]></category>

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		<description><![CDATA[ICEB Café du 29 novembre 2010 à la Maison de l&#8217;Architecture Ile de France
Présentation par André Pouget (Pouget Consultant) avec le soutien de Jean-Christophe Visier (CSTB)
Depuis 1974, date de la création de la 1ere réglementation thermique qui avait pour but de limiter les consommations énergétiques des bâtiments par rapport au 1 er choc pétrolier. Aujourd’hui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>ICEB Café du 29 novembre 2010 à la Maison de l&#8217;Architecture Ile de France</p>
<p>Présentation par André Pouget (Pouget Consultant) avec le soutien de Jean-Christophe Visier (CSTB)</p>
<p>Depuis 1974, date de la création de la 1ere réglementation thermique qui avait pour but de limiter les consommations énergétiques des bâtiments par rapport au 1 er choc pétrolier. Aujourd’hui les enjeux climatiques et environnementaux imposent une nouvelle règlementation thermique directement issu du Grenelle de l’Environnement.<span id="more-617"></span></p>
<p><strong>La RT 2012  sera, par conséquent, renforcée afin que toutes les constructions neuves présentent, en moyenne, une consommation d’énergie primaire (avant transformation et transport) inférieure à 50 kWh/m²/an.</strong></p>
<p>Elle s’applique :</p>
<p>- A partir de <strong>novembre 2011 pour les logements en zone ANRU et les bâtiments tertiaires</strong> (bureaux, éducation et hôtellerie dans un premier temps, les autres types de bâtiments tertiaires feront l&#8217;objet d&#8217;un nouvel arrêté) ;</p>
<p>- A partir du <strong>1er janvier 2013 pour tous les bâtiments résidentiels</strong>.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Prochaines étapes :</span></strong></p>
<p>- La finalisation du <strong>moteur de calcul</strong> de la RT2012 fin 2010.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ce qui ne change pas :</span></p>
<p>- Les exigences à respecter seront de deux types : des exigences de performances globales (consommation d’énergie et confort d’été) et des exigences minimales de moyens ;</p>
<p>- La RT 2012 s’articule toujours autour de cinq usages énergétiques : chauffage, climatisation, production d’eau chaude sanitaire, éclairage et auxiliaires (ventilation, pompes…).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ce qui change :</span></p>
<p>- Les exigences de performance énergétique globales seront uniquement exprimées en valeur absolue de consommation pour plus de clarté : niveau moyen très performant exigé, à 50 kWh/m²/an (et non plus en valeur relative par rapport à une consommation de référence recalculée en fonction du projet) ;</p>
<p>- L’introduction d’une exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti pour le chauffage, le refroidissement et l’éclairage artificiel. Cette exigence prendra en compte l’isolation thermique et permettra de promouvoir la conception bioclimatique d’un bâtiment ;</p>
<p>- La suppression des exigences minimales n’ayant plus lieu d’être dans le nouveau cadre technique fixé ;</p>
<p>- L’introduction de nouvelles exigences minimales traduisant des volontés publiques fortes : obligation de recours aux énergies renouvelables, obligation de traitement des ponts thermiques (fuites de chaleur), obligation de traitement de la perméabilité à l’air des logements neufs, etc.</p>
<p><strong>Ces changements et les exigences plus élevées qu’imposera la RT 2012 de manière générale contribueront à l’atteinte des objectifs du Grenelle de l’environnement.</strong><strong> </strong></p>
<p>La Réglementation Thermique 2012 repose sur deux coefficients : le Besoin Bioclimatique (BBio) et la Consommation (C).</p>
<p>De manière simplifiée, le coefficient BBio correspond aux déperditions (pertes naturelles et besoin des usagers) moins l’apport gratuit (chaleur humaine, du soleil, etc.), et le coefficient C correspond au besoin sur le rendement des équipements.</p>
<p>Les coefficients BBio et C seront calculés grâce aux outils de calculs informatiques qui seront fournis par le CSTB et qui sont en cours d’élaboration.</p>
<p>Afin d’être conforme à la future RT 2012, un bâtiment neuf devra respecter 3 exigences globales :</p>
<p>- Une exigence de consommation Cmax en valeur absolue ;</p>
<p>- Une exigence sur les besoins du bâtiment Bbiomax en valeur absolue ;</p>
<p>- Une température intérieure conventionnelle atteinte en été inférieure à une température de référence (Tic).</p>
<p>Le tableau ci-dessous représente les exigences (consommation d‘énergie) prévues pour la RT2012, comparativement aux exigences de la RT2005 en logement :</p>
<p>*Cette valeur moyenne, exprimée en kWhEP/m²/an, étant à moduler en fonction de la localisation géographique, des caractéristiques, de l’usage et des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Nouveau en librairie: 21 rénovations écologiques en France aux éditions Terre Vivante</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 11:04:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[21 rénovations écologiques
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.etvous.net/wp-content/uploads/2010/11/21-rénovations-écologiques1.pdf">21 rénovations écologiques</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Iceb café hors les murs à Pantin</title>
		<link>http://www.etvous.net/publication/iceb-cafe-hors-les-murs-a-pantin/</link>
		<comments>http://www.etvous.net/publication/iceb-cafe-hors-les-murs-a-pantin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 14:12:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[ICEB]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[publication]]></category>

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		<description><![CDATA[Visite du groupe scolaire 0 énergie à Pantin
Commentée par : Emmanuelle Patte architecte (atelier méandre) &#38;Florence Cinotti (BET Alto ingénierie)
Exceptionnellement les membres de l’Iceb s’étaient donnés rendez vous dans le tout nouveau groupe scolaire inauguré le mois dernier pour une visite commentée du site.
Ce bâtiment exemplaire sur le plan environnemental et sobriété énergétique est d’ores et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Visite du groupe scolaire 0 énergie à Pantin</h2>
<p>Commentée par : Emmanuelle Patte architecte (atelier <em>méandre</em>) &amp;Florence Cinotti (BET Alto ingénierie)</p>
<p>Exceptionnellement les membres de l’Iceb s’étaient donnés rendez vous dans le tout nouveau groupe scolaire inauguré le mois dernier pour une visite commentée du site.</p>
<p>Ce bâtiment exemplaire sur le plan environnemental et sobriété énergétique est d’ores et déjà une référence. L’objectif 0 énergie comprend tous les usages, y compris la cuisine (fours, chambres froides et vaisselle) qui est le poste le plus consommateur d’énergie.</p>
<p>Le groupe scolaire St Exupéry a bénéficié d’une équipe de maîtrise d’œuvre très complète rassemblant les talents de l’atelier <em>méandre</em>, Alto ingénierie pour le BET Fluides et Thermique ainsi qu’en assistance à la maîtrise d’ouvrage CPO Programmistes et Tribu en AMO HQE.</p>
<p><span id="more-603"></span></p>
<p>Avec la construction de l’école Saint Exupéry, le maître d’ouvrage, la ville de Pantin  et <em>méandre</em> ont choisi de faire un pari sur l’avenir. Un choix ambitieux avec 3 bâtiments « zéro énergie » ayant pour objectif de limiter l’impact environnemental. Les bâtiments consommeront autant d’énergie qu’ils en produiront grâce à 1168  m² de toiture photovoltaïque avec une production estimée de 110 500 kWh/an redirectionnés sur le réseau ERDF.</p>
<p>Situé le long du canal de l’Ourcq sur un terrain de 5000  m² (Shon 3750m ²), le groupe scolaire comprend 4 classes maternelles, 8 classes élémentaires, un centre de loisirs et un restaurant scolaire. L’ensemble réparti sur 3 bâtiments peut accueillir 450 enfants. Un chantier réussi, une école toute neuve : la preuve par l’exemple qu’il est possible de construire autrement et durablement.</p>
<p>Dans la réalisation de ce projet, le rôle du maître d’ouvrage est essentiel. Tout d’abord parce qu’il prend le risque d’aller plus loin que les autres qui souvent se contentent d’imiter. La ville de Pantin est exemplaire car au-delà du discours : la politique locale contribue à la prise en compte du développement durable sur son territoire.</p>
<p>En effet, les études menées pendant plus d’un an avant le début du chantier entre les architectes et les bureaux d’études ont permis de réduire au maximum les consommations énergétiques avec pour objectif de limiter les besoins sur chaque poste et de faire appel à des systèmes utilisant les énergies renouvelables.</p>
<p>Avec la conception de l’école Saint Exupéry, l’équipe de maîtrise d’œuvre est  intervenue sur les curseurs de la qualité environnementale à l’extrême : étanchéité à l’air et zéro énergie. Un programme récompensé avant même sa mise en service, de part son exemplarité, le projet a été  lauréat de la 1ère session d’appel à projets pour promouvoir les bâtiments BBC, par l’ADEME Ile-de-France et la Région. Grâce à ce projet architectural la Ville de Pantin avait déjà été récompensée en 2008 en recevant le second « Grand prix de l’environnement » catégorie Energie et Qualité Environnementale des constructions.</p>
<p>Durée des travaux</p>
<p>Concours juin 2007</p>
<p>12 mois d’études préalables et DCE</p>
<p>Chantier 16 mois</p>
<p>Livraison Septembre 2010</p>
<p><strong>Structure</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Béton en rez-de-chaussée isolé par l’extérieur. Structure à ossature bois dans les étages.</p>
<p><strong>Etanchéité à l’air &amp; isolation phonique et thermique</strong></p>
<p>Concernant l’objectif d’étanchéité à l’air, l’atelier <em>méandre</em> a visé un niveau d’exigence supérieur au label « Passivhauss » La méthode employée sur le chantier ; l’implication et l’adhésion par groupement d’entreprises en « macro-lots ». Comme le souligne Emmanuelle Patte architecte associée de <em>méandre</em> :</p>
<p><em> – «  D’habitude les tests d’étanchéité à l’air sont faits par des vérificateurs en fin de chantier, du coup on n’associe pas les menuisiers, les plaquistes et les entreprises qui réalisent l’isolation, c’est un contrôle à posteriori. Nous avons fait le choix de prescrire  les tests d’étanchéité dans le macro-lot » charpente enveloppe » pour que les entreprises soient solidaires et impliquées dans la performance et la qualité de l’isolation. Le test est un outil d’auto-contrôle très sensoriel (visuel et tactile) Le principe des macro-lots est de sortir de la logique traditionnelle de l’entreprise générale avec comme résultat  une meilleure implication des équipes et des corps de métiers. »</em></p>
<p>L’isolation pour les menuiseries extérieures au nord est un triple vitrage lame argon et pour les murs  dans les étages 37 cm  d’épaisseur avec un bardage bois.</p>
<p><strong>Chauffage  et ventilation</strong></p>
<p>Le chauffage est assuré par quinze sondes géothermiques verticales de 70 mètres de profondeur reliées à une pompe à chaleur. Ce système est couplé à une ventilation double flux très économe où l’air neuf est préchauffé en récupérant la chaleur de l’air vicié extrait en maintenant les fenêtres fermées. En été au contraire, il faudra fermer les stores extérieurs « sud » le jour et ouvrir les fenêtres la nuit pour rafraîchir.</p>
<p>Dans le centre de loisirs une cheminée solaire expérimentale est en test, elle aura pour but de rafraîchir en été la pièce d’activité principale. Elle repose sur le principe d’un effet venturi qui doit assurer un tirage d’air ascendant activé par la chaleur de panneaux photovoltaïques en sous toiture (voir schéma en annexe)</p>
<p>Pour la confort thermique d’été, une solution passive est mise en œuvre n’utilisant aucun système de climatisation mais une enveloppe très isolante et une masse thermique intérieure pour stocker la fraîcheur et des ouvrants dans chaque pièce pour la ventilation naturelle.</p>
<p><strong>Energie : consommation et production</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1168  m² de toiture photovoltaïque. Production 110 500 kWh/an rebasculés sur le réseau ERDF.</p>
<p>12 m² de panneaux solaires thermiques qui permettent de satisfaire 50% des besoins en eau chaude sanitaire du restaurant scolaire et de l’office. Sachant que les plus grosses consommations énergétiques du bâtiment sont enregistrées au niveau de la restauration.</p>
<p>L’objectif de consommation est de 27kWh/m²/an. Intégrant la cuisine, le chauffage, la ventilation, l’éclairage, l’ECS et la pompe à chaleur</p>
<p>Une étude sur le suivi de l’exploitation du bâtiment est mise en route afin de suivre l’ensemble des consommations, elle sera disponible en septembre 2012. La première année permettra d’affiner les réglages et la prise en main du bâtiment par les usagers. Puis à partir de la deuxième année, de vérifier que les résultats sont bien conformes aux prévisions.</p>
<p><strong>Lumière naturelle et cadre de vie</strong></p>
<p>La meilleure lumière c’est la lumière du jour, à ce titre <em>méandre</em> a prévu de larges baies vitrées dans les classes qui sont orientées majoritairement au nord pour éviter l’éblouissement. Concernant les salles moins bien exposées, un système de puits de lumière sous coupole en toiture permet avec un conduit réflecteur et des lentilles de diffusion de la lumière naturelle dans les salles de cours.</p>
<p>Une attention toute particulière a été apportée à l’acoustique notamment l’isolation phonique par rapport à la proximité d’une rue à fort trafic avec la mise au point au cours du chantier (une première en France) d’un triple vitrage à haute performance acoustique. A l’intérieur des classes une correction intérieure avec un plafond en fibre acoustique</p>
<p>L’éclairage artificiel est prévu avec des appareils performants privilégiant l’emploi de sources économes en énergie et une variation de la lumière suivant la luminosité naturelle extérieure.</p>
<p><strong>Choix environnemental des matériaux et énergie grise</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Afin de mesurer l’empreinte écologique du bâtiment dans sa phase de construction et d’exploitation, l’atelier <em>méandre<strong> </strong></em>a  étudié l’impact environnemental annuel et  les rejets sur 5 indicateurs sur toute la durée de vie du bâtiment (de la construction à la déconstruction) en terme d’effet de serre, d’énergie primaire, de consommation d’eau, de déchets et de déchets radioactifs. Ce travail a été mené avec Energies Demain sur le logiciel Econsten avec la base de données Ecoinvent  et présenté lors d’un ICEB Café.<br />
L’école est ouverte sur la ville vers le canal mais aussi vers le mouvement de la rue Delizy avec un mur acoustique de pavés de verre qui donne une vision kaléidoscopique.</p>
<p><strong>Maîtrise d’oeuvre</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Atelier méandre</p>
<p>ALTO Ingénierie, BET Fluides &amp; thermique</p>
<p>EVP Ingénierie, BET structures béton et métal</p>
<p>Anglade Structure Bois, BET structure bois</p>
<p>ATPI, VRD</p>
<p>Novorest ingénierie, cuisiniste</p>
<p>Panorama , paysagiste</p>
<p>Acoustique Vivié,  acousticien</p>
<p>Cabinet Poncet ,économiste)</p>
<p>SD Ingénierie, pilote</p>
<p><strong>Programme et maîtrise d’ouvrage</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>CPO, programmiste)</p>
<p>Tribu, AMO HQE</p>
<p>Certivéa, certificateur HQE</p>
<p>Socotec, bureau de contrôle</p>
<p>Qualiconsult ,SPS</p>
<p><strong>Entreprises</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Structure : Rabot Dutilleul</p>
<p>Enveloppe : Aux Charpentiers de France, Mathis, Repisol, DMP, Menuiseries Daubigney, Tenesol,</p>
<p>BET étanchéité à l’air : Manexi</p>
<p>Fluides : Péchon/Axel</p>
<p>Ascenseur : Thyssenkrupp Ascenseurs</p>
<p>Equipement de cuisine : Le Cloarec</p>
<p>Pavés de verre : Saverbat</p>
<p>Aménagements extérieurs : La Moderne/Vert Limousin</p>
<p>Propreté chantier : NSP</p>
<p><strong>Budget</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Coût des travaux 8,5 M€ ht</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le peuplier BMT® reconnu pour sa durabilité</title>
		<link>http://www.etvous.net/publication/dumoulin-bois/le-peuplier-bmt%c2%ae-reconnu-pour-sa-durabilite/</link>
		<comments>http://www.etvous.net/publication/dumoulin-bois/le-peuplier-bmt%c2%ae-reconnu-pour-sa-durabilite/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2010 08:54:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dumoulin bois]]></category>

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		<description><![CDATA[Le peuplier très présent dans les régions françaises n’a jamais été plébiscité dans la construction comme un matériau fiable ou résistant, à tort ou à raison. Pour sortir des idées reçues, grâce au traitement  BMT®, le peuplier va enfin pouvoir retrouver toute sa noblesse dans les bardages, terrasses et autres système constructifs.
Le département de l’Etude [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le peuplier très présent dans les régions françaises n’a jamais été plébiscité dans la construction comme un matériau fiable ou résistant, à tort ou à raison. Pour sortir des idées reçues, grâce au traitement  BMT®, le peuplier va enfin pouvoir retrouver toute sa noblesse dans les bardages, terrasses et autres système constructifs.<span id="more-592"></span></p>
<p>Le département de l’Etude du milieu naturel et agricole à Gemloux en Belgique vient de publier les résultats d’une étude portant sur la détermination de la durabilité naturelle d’un lot de bois de peuplier thermomodifié.. Les résultats  sont très prometteurs puisque le : « <strong>Peuplier traité thermiquement correspond à une classe 1*, ce qui équivaut à un bois très durable</strong> ».</p>
<p><strong>*</strong><strong>La classe de durabilité</strong> définit la résistance naturelle d&#8217;une essence, (dureté, capacité d&#8217;absorption de l&#8217;eau &#8230;) aux divers agents extérieurs (champignons, insectes&#8230;).<br />
La norme NF EN 350 2, donne des indications sur la durabilité naturelle de 130 essences de bois résineux et feuillus tempérés et tropicaux commercialisés en europe. Echelle de 1 à 5 de très durable à non durable.</p>
<p>Autre avantage des bois BMT® : il apparaît comme un traitement modifiant les caractéristiques physiques et chimique du bois « à vie », contrairement aux traitements liquides qui sont lavés ou évaporés avec le temps.</p>
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		<title>Zéro énergie et innovation environnementale</title>
		<link>http://www.etvous.net/publication/zero-energie-et-innovation-environnementale/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Sep 2010 08:52:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[architecte]]></category>
		<category><![CDATA[bâtiments publics]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[publication]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec la construction de l’école Saint Exupéry, le maître d’ouvrage, la ville de Pantin  et le maître d’œuvre, l’atelier méandre ont choisi de faire un pari sur l’avenir. Un choix ambitieux avec 3 bâtiments « zéro énergie » ayant pour objectif de limiter l’impact environnemental. Les bâtiments consommeront autant d’énergie qu’ils en produiront grâce à 1168  m² [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec la construction de l’école Saint Exupéry, le maître d’ouvrage, la ville de Pantin  et le maître d’œuvre, l’atelier <strong><em>méandre</em></strong> ont choisi de faire un pari sur l’avenir. Un choix ambitieux avec 3 bâtiments « zéro énergie » ayant pour objectif de limiter l’impact environnemental. Les bâtiments consommeront autant d’énergie qu’ils en produiront grâce à 1168  m² de toiture photovoltaïque qui produiront 110 500 kWh/an.</p>
<p><span id="more-586"></span><a href="http://www.etvous.net/wp-content/uploads/2010/09/2010-09-02_méandre-098_COR.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-587" title="Ecole st Exupéry Pantin  photo bernard vaillant- atelier méandre" src="http://www.etvous.net/wp-content/uploads/2010/09/2010-09-02_méandre-098_COR-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" /></a></p>
<p>Situé le long du canal de l’Ourcq sur un terrain de 5000 m² (Shon 3750m ²), le groupe scolaire comprend 4 classes maternelles, 8 classes élémentaires, un centre de loisirs et un restaurant scolaire. L’ensemble réparti sur 3 bâtiments peut accueillir 450 enfants. Un chantier réussi, une école toute neuve : la preuve par l’exemple qu’il est possible de construire autrement et durablement.</p>
<p>Avec cette nouvelle réalisation, l’atelier<strong><em> méandre</em></strong> confirme sa capacité à concevoir et gérer un projet ambitieux en terme de performance énergétique et d’innovation environnementale. <strong>Mais le succès d’un tel bâtiment est avant tout une œuvre collective.</strong></p>
<p>Dans la réalisation de ce projet, le rôle du maître d’ouvrage est essentiel. Tout d’abord parce qu’il prend le risque d’aller plus loin que les autres qui souvent se contentent d’imiter. La ville de Pantin est exemplaire car au-delà du discours : la politique locale contribue à la prise en compte du développement durable sur son territoire.</p>
<p>En effet, les études menées pendant plus d’un an avant le début du chantier entre les architectes et les bureaux d’études ont permis de réduire au maximum les consommations énergétiques avec pour objectif de limiter les besoins sur chaque poste et de faire appel à des systèmes utilisant les énergies renouvelables.</p>
<p>Avec la conception de l’école Saint Exupéry, les architectes de <strong><em>méandre</em></strong> sont intervenus sur les curseurs de la qualité environnementale à l’extrême : étanchéité à l’air et zéro énergie. Un programme récompensé avant même sa mise en service, de part son exemplarité, le projet a été  lauréat de la 1<sup>ère</sup> session d’appel à projets pour promouvoir les bâtiments BBC, par l’ADEME Ile-de-France et la Région. Grâce à ce projet architectural la Ville de Pantin avait déjà été récompensée en 2008 en recevant le second « Grand prix de l’environnement » catégorie Energie et Qualité Environnementale des constructions.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Faits marquants</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Durée des travaux </strong></p>
<p>Concours juin 2007</p>
<p>12 mois d’études préalables et DCE</p>
<p>Chantier 16 mois</p>
<p>Livraison Septembre 2010</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Structure</strong></p>
<p>Béton en rez-de-chaussée isolé par l’extérieur. Structure à ossature bois dans les étages.</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Etanchéité à l’air &amp; isolation phonique et thermique</strong></p>
<p>Concernant l’objectif d’étanchéité à l’air, l’atelier <strong><em>méandre</em></strong> a visé un niveau d’exigence supérieur au label « Passivhauss » La méthode employée sur le chantier ; l’implication et l’adhésion par groupement d’entreprises en « macro-lots ». Comme le souligne Emmanuelle Patte architecte associée de <strong><em>méandre</em></strong> :</p>
<p><em> – «  D’habitude les tests d’étanchéité à l’air sont faits par des vérificateurs en fin de chantier, du coup on n’associe pas les menuisiers, les plaquistes et les entreprises qui réalisent l’isolation, c’est un contrôle à posteriori. Nous avons fait le choix de prescrire  les tests d’étanchéité dans le macro-lot » charpente enveloppe » pour que les entreprises soient solidaires et impliquées dans la performance et la qualité de l’isolation. Le test est un outil d’auto-contrôle Le principe des macro-lots est de sortir de la logique traditionnelle de l’entreprise générale avec comme résultat  une meilleure implication des équipes et des corps de métiers. »</em></p>
<p>L’isolation pour les menuiseries extérieures au nord est un triple vitrage lame argon et pour les murs  dans les étages 37 cm  d’épaisseur avec le bardage dont 20 cm de laine minérale.</p>
<p><strong>Chauffage  et ventilation</strong></p>
<p>Le chauffage est assuré par quinze sondes géothermiques verticales de 70 mètres de profondeur reliées à une pompe à chaleur eau. Ce système est couplé à une ventilation double flux très économe où l’air neuf est préchauffé en récupérant la chaleur de l’air vicié extrait en maintenant les fenêtres fermées. En été au contraire, il faudra fermer les stores extérieurs le jour et ouvrir les fenêtres la nuit pour rafraîchir.</p>
<p>Dans le centre de loisirs une cheminée solaire expérimentale est en test, elle aura pour but de rafraîchir en été la pièce d’activité principale. Elle repose sur le principe d’un effet venturi qui doit assurer un tirage d’air ascendant activé par la chaleur de panneaux photovoltaïques en sous toiture (voir schéma en annexe)</p>
<p>Pour la confort thermique d’été, une solution passive est mise en œuvre n’utilisant aucun système de climatisation mais une enveloppe très isolante et une masse thermique intérieure pour stocker la fraîcheur et des ouvrants dans chaque pièce pour la ventilation naturelle.</p>
<p><strong>Energie : consommation et production</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1168  m² de toiture photovoltaïque. Production 110 500 kWh/an rebasculés sur le réseau ERDF.</p>
<p>12 m² de panneaux solaires thermiques qui permettent de satisfaire 50% des besoins en eau chaude sanitaire du restaurant scolaire et de l’office. Sachant que les plus grosses consommations énergétiques du bâtiment sont enregistrées au niveau de la restauration.</p>
<p>L’objectif de consommation est de 27kWh/m²/an. Intégrant la cuisine, le chauffage, la ventilation, l’éclairage, l’ECS et la pompe à chaleur</p>
<p>Une étude sur le suivi de l’exploitation du bâtiment est mise en route afin de suivre l’ensemble des consommations, elle sera disponible en septembre 2012. La première année permettra d’affiner les réglages et la prise en main du bâtiment par les usagers. Puis à partir de la deuxième année, de vérifier que les résultats sont bien conformes aux prévisions.</p>
<p><strong>Lumière naturelle et cadre de vie</strong></p>
<p>La meilleure lumière c’est la lumière du jour, à ce titre <strong><em>méandre</em></strong> a prévu de larges baies vitrées dans les classes qui sont orientées majoritairement au nord pour éviter l’éblouissement. Concernant les salles moins bien exposées, un système de puits de lumière sous coupole en toiture permet avec un conduit inox et des déflecteurs de diffuser la lumière naturelle dans les salles de cours.</p>
<p>Une attention toute particulière a été apportée à l’acoustique notamment par rapport à la proximité d’une rue à fort trafic avec la mise au point au cours du chantier (une première en France) d’un triple vitrage à haute performance acoustique.</p>
<p>L’éclairage artificiel est prévu avec des appareils performants privilégiant l’emploi de sources économes en énergie et une variation de la lumière suivant la luminosité naturelle extérieure.</p>
<p><strong>Choix environnemental des matériaux et énergie grise</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Afin de mesurer l’empreinte écologique du bâtiment dans sa phase de construction et d’exploitation, l’atelier <strong><em>méandre </em></strong>a  étudié l’impact environnemental annuel et  les rejets sur 5 indicateurs sur toute la durée de vie du bâtiment (de la construction à la déconstruction) en terme d’effet de serre, d’énergie primaire, de consommation d’eau, de déchets et de déchets radioactifs. Ce travail a été mené avec Energies Demain sur le logiciel Econsten avec la base de données Ecoinvent  et présenté lors d’un ICEB Café.<br />
L’école est ouverte sur la ville vers le canal mais aussi vers le mouvement de la rue Delizy avec un mur acoustique de pavés de verre qui donne une vision kaléidoscopique.</p>
<p><strong>Equipes techniques</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>ALTO Ingénierie, BET Fluides &amp; thermique</p>
<p>EVP Ingénierie, BET structures béton et métal</p>
<p>Anglade Structure Bois, BET structure bois</p>
<p>ATPI, VRD</p>
<p>Novorest ingénierie, cuisiniste</p>
<p>Atelier 122 , paysagiste</p>
<p>Acoustique Vivié,  acousticien</p>
<p>Cabinet Poncet ,économiste)</p>
<p>CPO m ² heureux, programmiste)</p>
<p>Tribu, AMO HQE</p>
<p>Certivéa, certificateur HQE</p>
<p>Socotec, bureau de contrôle</p>
<p>Qualiconsult ,SPS</p>
<p>SD Ingénierie, pilote</p>
<p><strong>Entreprises</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Structure : Rabot Dutilleul</p>
<p>Enveloppe : Aux Charpentiers de France, Mathis, Repisol, DMP, Menuiseries Daubigney, Tenesol,</p>
<p>BET étanchéité à l’air : Manexi</p>
<p>Fluides : Péchon/Axel</p>
<p>Ascenseur : Thyssenkrupp Ascenseurs</p>
<p>Equipement de cuisine : Le Cloarec</p>
<p>Pavés de verre : Saverbat</p>
<p>Aménagements extérieurs : La Moderne/Vert Limousin</p>
<p>Propreté chantier : NSP</p>
<p><strong>Budget</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Coût des travaux 8,5 M€</p>
<p>Coût du bâtiment travaux + exploitation14 M€ soit un surcoût entre 20 et 25% par rapport à une construction conventionnelle</p>
<p><strong><em><br />
</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong>Interview d’Emmanuelle Patte architecte associée de méandre</strong></p>
<p><strong>Pourquoi vous êtes vous engagée sur le projet de l’école Saint-Exupéry ?</strong></p>
<p><em>« Je me suis engagée sur le projet de l’école Saint-Exupéry parce que c’est mon métier et que l’on ne peut exercer que si un maître d’ouvrage, en l’occurrence la ville de Pantin, son maire Bertrand Kern et le jury du concours, vous font confiance. Nous imaginons des espaces, mais ensuite, ce qui est merveilleux c’est de les voir se construire. Je me souviens du moment, alors que nous avions fini les études de conception de l’école et que le chantier allait commencer, où j’ai vu pour la première fois la parcelle nue, la démolition étant terminée. Et devant ce grand terrain, j’ai pensé « quelle chance il a, l’architecte, d’avoir à construire sur ce beau grand terrain ! » Et là je me suis pincée pour y croire : « Ah, oui, l’architecte c’est moi ! quelle chance j’ai ! »</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>C’est un long parcours entre le moment où l’on se présente à un appel d’offres pour la conception et celui où l’on va construire puis livrer le bâtiment. Ce n’est pas pour rien que notre agence s’appelle méandre, car ce parcours n’et pas rectiligne. </em></p>
<p><em>Engagée, je ne suis pas toute seule. Méandre, c’est deux associés fondateurs et huit personnes qui travaillent sur les projets. De plus, l’équipe de maitrise d’œuvre pour un tel projet ce n’est pas seulement l’architecte, mais aussi des bureaux d’études : Alto pour les fluides l’énergie, la thermique, EVP et Anglade pour la structure, AVA pour l’acoustique, Atelier 122 panorama pour le paysage, ATPI pour les voiries et réseaux enterrés, Novorest pour la cuisine, Poncet pour l’économie, SD ingénierie pour le pilotage du chantier.</em></p>
<p><em>Bien sûr, nous étions très excités à l’idée de concevoir une école zéro énergie dans un site exceptionnel au bord du canal à Pantin. Zéro énergie, c’est une aventure pionnière exceptionnelle. Depuis la création de l’agence, nous avons toujours travaillé sur la question environnementale et là nous avions les moyens de réaliser quelques chose de très ambitieux, de mettre en œuvre les idées innovantes que nous avions en travaillant en synergie avec les ingénieurs.</em></p>
<p><em>Alors évidemment, pour répondre à la demande de la Ville de Pantin, nous nous sommes engagés totalement. »</em></p>
<p><strong>En quoi cette école énergie zéro est elle différente d’une construction traditionnelle ? Quels en seront les avantages pour les futurs enfants scolarisés ?</strong></p>
<p><em>« Cette école zéro énergie est différente parce que dès l’esquisse, et jusqu’au chantier, nous avons pensé aux économies d’énergie, pour avoir à en consommer le moins possible, pour contribuer à la survie de l’humanité sur cette terre qui est quelquefois si jolie comme disait Prévert. Donc économiser de l’énergie, mais aussi qu’il y ait du plaisir à vivre dans cette école et autour de cette école. Le plaisir des matériaux, des espaces, de la lumière, des vues, des températures, de l’air, bien respirer, l’acoustique pour bien entendre ce que dit le maître ou la maitresse, le plaisir de bouger, les escaliers, les cours de récréation.  Ce qui est difficile et nouveau, c’est d’obtenir tout cela sans avoir recours à des systèmes technologiques énergivores. Par exemple qu’il fasse frais à l’intérieur du bâtiment l’été sans mettre de climatisation mais grâce à la masse thermique, c’est à dire les murs en béton à l’intérieur, qui stockent la fraicheur la nuit et la redonnent pendant les journées chaudes.</em></p>
<p><em>Pour arriver à ce confort, il faut dès le départ penser à l’orientation des bâtiments, isoler par l’extérieur, prévoir des protections solaires, créer de espaces tampons. </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Nous dessinons avec la connaissance que nous avons du climat, de la course du soleil notamment. Puis nous vérifions avec des simulations thermiques dynamiques, c’est à dire en modélisant le bâtiment avec un logiciel et en lui faisant subir le cycle des saisons avec la présence des utilisateurs, les éclairages etc, pour vérifier que nous atteignons ben tous les jours de l’année les conditions de confort tout en limitant les consommations d’énergie. Comme cela ne marche pas du premier coup, nous modifions les façades, nous améliorons l’isolation, nous varions les paramètres pour arriver à la plus basse consommation possible de manière à équilibrer avec la production des capteurs photovoltaïques installés en toiture des trois bâtiments et à atteindre le zéro énergie. </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Ca c’est nouveau ! C’est nouveau pendant les études et après sur le chantier. Les entreprises doivent être rigoureuses, soigneuses et même apprendre de nouvelles techniques pour que le bâtiment construit soit aussi performant que ce nous avons calculé. Ensuite il faudra que les utilisateurs, enseignants, enfants et services de la ville apprennent, inventent de nouvelles manière d’habiter, d’entretenir cette école. Par exemple, l’hiver ne pas ouvrir les fenêtres parce que le bâtiment est ventilé grâce à un système de double flux très économe où l’air neuf est préchauffé en récupérant la chaleur. Tandis que l’été, au contraire, il faudra ouvrir pour ventiler naturellement, rafraichir la nuit, fermer les stores le jour, etc. Un peu comme on a sa garde robe d’hiver et celle d’été. C’est une nouvelle façon d’habiter, plus vivante, plus attentive au climat que celle à laquelle on s’est habitué dans la seconde moitié du XXème siècle où on est pris en charge par une technologie énergivore dispendieuse.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Il y aura aussi des tas d’autres expériences autour de l’environnement, comme les économies d’eau, ou la biodiversité. Il y aura un potager pédagogique. Donc c’est une aventure pour les enfants, comme cela l’a été pour nous. Je crois que c’est un avantage que la vie, l’école soit une aventure.</em></p>
<p><em>Et puis il y a aussi la luminosité, dans les salles de classes, les circulations, les grandes fenêtres qui laissent entrer la lumière naturelle, qui est la meilleure lumière, avec des vues sur le canal, sur les jardins. On dit parfois qu’il faudrait forcer les architectes à vivre dans leurs bâtiments. Et bien moi je suis d’accord ! J’aimerais vivre dans cette école ! »</em></p>
<p><strong>Le projet arrivera bientôt à son terme, de quoi êtes vous la plus fière ?</strong></p>
<p><em>« Je suis fière que le projet se soit réalisé, et au fil du chantier de vérifier la justesse de ce que nous avons imaginé :</em></p>
<p><em>L’implantation des bâtiments perpendiculairement à la rue Delizy qui transforme la perception de cette rue très circulante avec l’alternance des pignons en bois et des murs en pavés de verre. Cela adoucit le parcours du piéton en donnant des échappées visuelles kaléidoscopiques sur les cours de récréations en contrebas. Et depuis les cours de récréations, on voit passer les voitures, les vélos, les piétons sans entendre le bruit.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>J’aime aussi la vision que l’on a depuis le coin de la rue Delizy et de la rue Victor Hugo avec les trois toitures en panneaux photovoltaïques crescendo du sud au nord.</em></p>
<p><em>J’aime côté canal l’alignement de notre façade en bois avec la façade en béton du lycée. Son dessin un peu austère commandé par l’exigence de luminosité intérieure et la sensualité du bardage en bois. J’aime les harmonies de matériaux, bois, béton, menuiseries, grès ceram. Le bois va griser petit à petit et ce seront des harmonies de gris avec des contrastes de matières et des touches de couleurs vives.</em></p>
<p><em>J’aime la loge du gardien ronde et vitrée comme la cabine de pilotage des péniches qui passent sur le canal.</em></p>
<p><em>J’aime la continuité de la cour de récréation des élémentaires avec les terrains de sport du lycée, les trois grands arbres conservés, et la vue sur les saules du lycée. J’aime les salles de classe avec le béton, la structure bois en douglas apparente et la qualité acoustique grâce aux plafonds en fibre de bois et ciment.</em></p>
<p><em>J’aime la dynamique des passerelles qui relient les trois bâtiments, et la cour de récréation des maternelles sur le toit qui est comme le pont d’un navire.</em></p>
<p><em>J’aime les escaliers en chêne avec le rythme de la lumière entre les poteaux et les marches, le préau des élémentaires avec sa charpente ondulante et l’œil transparent qui l’éclaire en son milieu.</em></p>
<p><em>J’aime qu’en pente douce, depuis la cour de récréation au travers du hall, on ait des vues sur le canal.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Je suis fière d’avoir transformé ce petit bout de la ville, d’avoir conçu une école qui contribue à faire évoluer les choses. </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Et puis je crois qu’il y a eu du plaisir à travailler sur ce chantier, un enthousiasme, que les hommes qui y ont travaillé se sont sentis appréciés dans leur savoir faire, qu’ils ont travaillé en équipe avec nous pour réaliser ce bâtiment. Et que ce plaisir se sent dans le résultat final.</em></p>
<p>Interview réalisé pour la revue Canal de la ville Pantin en Juillet 2010</p>
<p><strong>Photothèque </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Un large choix de photos couleurs est à disposition de la presse par thématique :</p>
<ul>
<li>isolation,</li>
<li>vitrage,</li>
<li>géothermie,</li>
<li>photovoltaïque,</li>
<li>test d’étanchéïté,</li>
<li>école en activité…</li>
</ul>
<p>Contacter Pierre Mannone  01 48 59 29 35 pour définir vos choix d’illustrations.</p>
<p>Merci de préciser systématiquement le copyright Bernard Vaillant-méandre sur le crédit des photos qui vous seront fournies. (barême UPC)</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Edition</strong></p>
<p>La réalisation du groupe scolaire va faire l’objet de l’édition d’un livre d’art de photographies noir &amp; blanc, qui sortira lors d’une exposition à la Maison de l’architecture à Paris en Novembre 2011.</p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Qualité de l&#8217;air intérieur</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 13:56:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[ICEB]]></category>

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		<description><![CDATA[Un an et demi après un Iceb Café sur le même thème, l’état de la recherche et des moyens d’investigations deviennent de plus en plus pointus. Cette thématique fait partie des sujets en évolution constante auxquels l’Iceb consacre des prises de paroles régulières avec des intervenants ayant une expertise reconnue. Grâce à la prise de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un an et demi après un Iceb Café sur le même thème, l’état de la recherche et des moyens d’investigations deviennent de plus en plus pointus. Cette thématique fait partie des sujets en évolution constante auxquels l’Iceb consacre des prises de paroles régulières avec des intervenants ayant une expertise reconnue. Grâce à la prise de conscience entre l’impact de la QAI (qualité de l’air intérieur), notre santé et le bilan économique, les pouvoirs publics et les acteurs de la construction commencent à se soucier de l’air que nous respirons. Les dépenses de santé liées à la QAI sont estimées 145 milliards de dollars aux USA. En France les économies attendues par la gestion de la QAI sont estimées entre 2,3 et 7 milliards d’euros (source ARENE).  Le Plan National Santé Environnement et la loi Grenelle 2 devraient encourager les ERP (établissement recevant du public) et les lieux recevant des enfants, à prendre des mesures efficaces.<span id="more-578"></span></p>
<p>Présentation de Cap Environnement bureau d’études spécialisé en mesure et audit des poussières et particules présentes sur nos lieux de vie et dans l’environnement atmosphérique. Les paramètres pris en compte par les études de Cap Environnement sont chimiques, biologiques et physiques. Les études rentrent dans un cadre méthodologique qui peut être réglementaire, normatif, bibliographique ainsi que dans le cadre de la cible13 de la HQE.</p>
<p>Missionné par les pouvoirs publics, l&#8217;Observatoire de la qualité de l&#8217;air intérieur a pour enjeux de mieux connaître la pollution intérieure, ses origines et ses dangers, notamment grâce à des campagnes de mesures et d&#8217;apporter des solutions adaptées à sa prévention et à son contrôle : sensibilisation des professionnels, information du grand public, évolution de la réglementation. Au travers des actions de recherche en cours, on intervient sur la mesure et la surveillance sur des logements et sur les ERP avec un focus tout particulier sur les lieux recevant des enfants. Le résultat de ces observations permet de lancer des hypothèses sur le rôle des poussières et de la recrudescence de l’asthme  et de certaines maladies par exemple. Actions en cours au sein de l’observation de la qualité de l’air (voir  le site www.air-interieur.org)</p>
<p>Débat questions avec le public : on peut regretter qu’il n’existe pas d’étude sur les émissions des matériaux notamment quand il est exposé de façon prolongé au soleil. Le logiciel Elodie du CSTB n’intègre pas les émissions induites. Prévision d’un étiquetage matériaux pour 2011 qui devrait traiter ce thème, à suivre….</p>
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		<title>Monoculture des résineux et perte de la biodiversité</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 09:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mannone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dumoulin bois]]></category>
		<category><![CDATA[bois]]></category>

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		<description><![CDATA[Les bois modifiés thermiquement et le respect de la biodiversité
La prise de conscience environnementale commence à prendre effet. Le bois est enfin reconnu comme un matériau de construction durable et renouvelable. Mais un autre souci se pose par rapport à la monoculture des résineux et notamment le pin douglas. En effet les forêts françaises voient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les bois modifiés thermiquement et le respect de la biodiversité</strong></p>
<p>La prise de conscience environnementale commence à prendre effet. Le bois est enfin reconnu comme un matériau de construction durable et renouvelable. Mais un autre souci se pose par rapport à la monoculture des résineux et notamment le pin douglas. En effet les forêts françaises voient poindre un nouveau danger qui est la disparition de la biodiversité au profit de la monoculture.<span id="more-557"></span></p>
<p>Dumoulin Bois qui s’est engagé dans la valorisation des essences locales a pris conscience de ces nouveaux dangers environnementaux. En valorisant les feuillus méconnus comme le peuplier, l’aulne, le tilleul, le platane, le frêne, le hêtre, … par le procédé BMT ®, qui assure la pérennité et la durabilité du bois. Nous sommes dans une vraie logique de développement durable. A l’inverse remplacer des forêts par de la monoculture de résineux qui acidifient le sol, qui ont besoin d’engrais pour leur croissance, sans parler de la captation carbone qui n’atteint son pic d’efficacité qu’au bout de 40 ou 50 ans, c’est une catastrophe écologique. Une fois de plus le profit à court terme nous entraîne dans une hérésie environnementale.</p>
<p>La monoculture de l’épicéa ou du douglas se fait généralement suite à la coupe à blanc de l’ancienne forêt de feuillus. Pour empêcher les anciens feuillus de repousser, les souches sont arrachées. C’est une destruction totale du biotope et de l’écosystème. A quand une sylviculture raisonnée?</p>
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